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BRETAGNE
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Servis
jadis lors des fêtes familiales le Kigha farz, littéralement viande
et farce, est le pot-au-feu Breton. L'originalité de cette spécialité
est d'ajouter à la viande et aux légumes le farz, une sorte de bouillie
à base de farine de sarrasin cuite dans un torchon.
Souvent appelé, blé noir, le sarrasin est une céréale originaire
d'Orient. La farine obtenue par mouture est grise. Elle a souvent
servi de base à l'alimentation des Bretons et des Normands sous
forme de bouillie. Les galettes trempaient dans la soupe qui étoffaient
les repas.
La table, souvent prétexte à la fête, est l'occasion d'apprécier
l'accueil des divers pays du Morbihan. Les beaux jours venant, biniou
et bombarde sonnent, gavottes, ridées et autres rondes se reforment
à l'occasion des fest-noz. Crêpes de froment et galettes de sarrasin
côtoient le cidre fermier ou la cervoise, boisson favorite des gaulois.
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Trois
ambassadeurs bretons: la
galette, le cidre et d'hydromel.
Confectionnées
à l'occasion de grands rassemblements, pardons, travaux des champs,
mariages, les crêpes et galettes appartiennent à la réalités quotidienne
des Bretons. Traditionnellement, elles associent les mêmes ingrédients
- farine de blé noir, eau, sel et saindoux - requièrent les mêmes
ustensiles et un mode de préparation identique. La crêpe du pays
bretonnant, fine et de préférence sèche, se déguste telle quelle,
avec un peu de beurre ou un bol de lait ribot. La galette de haute
Bretagne, souvent épaisse et garnie, escortée de cidre, s'accompagne
de saucisses chaudes ou d'une sardine grillée.
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A la ferme,
vous pourrez apprécier les potées, la charcuterie de Plouharnel, l'andouille
de Guéméné, le fromage des trappistes de Timadeuc, la confiture de
lait, le kouign amann... Le bois de combustible étant rare sur les
côtes balayées par les vents, les ménagères devaient donc se contenter
de maigres feux pour préparer la cuisine.
Ceci explique l'importance prise par la crêpe de blé noir, qui cuisait
rapidement sur le billig, une simple plaque de feu chauffée avec des
baguettes de saules, des fougères voire des algues sèches.
Plats de pauvres, mets de nécessité, ces préparations ont toujours
été adoucies, enrichies par le beurre. Au printemps, les vaches bretonnes
étaient conduites à la pâture dans les prés communs fleuris ce qui
donnait au beurre ce goût si parfumé. Ne disait-on pas que le beurre
de Mai avait la vertu de guérir de sept maladies ignorées.
En toute saisons, chaque marée rapporte au port la moisson de l'océan.
Au débarquement les caissettes ruisselantes de lottes, bars, turbots,
rougets, soles ou dorades. Leur chair exquise s'accommode aux préparations
les plus simples comme les plus élaborées. Nappées de sauce au beurre
farcies aux girolles et aux cèpes, ou en pot-au-feu à la vapeur d'algues
et de fines herbes, c'est un régal. Mais rien ne vaut le maquereau,
mariné ou grillé... et rien n'égale la sardine poêlée, crue ou cuite.
Mais ce petit poisson est surtout connu pour avoir accompli le tour
du monde en boite.
Crustacés et coquillages renferment dans leur écrin de merveilleuses
saveurs iodées. Sitôt cueillis dans les flots agités de Roscoff, d'Ouessant
ou des Glénan, quoi de meilleur avant un homard à l'armoricaine, ou
une poêlée de Saint-Jacques du jour, qu'un plateau garni de crabes,
langoustines roses, bigorneaux poivrés, de palourdes roses et d'huîtres,
arrosées d'un blanc sec. |
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