Le Beaujolais est-il un vin ou... un fleuve ? Impossible de maîtriser
les hectolitres de ce vin qui en "primeur" déferlent
le troisième jeudi de chaque mois
de novembre. Certes, le flot des médias n'est pas étranger à ce phénomène.
Mais, plus que la publicité, l'atout de ce vin nouveau c'est sa fraîcheur
et son fruité qui réjouissent les amateurs.
Il ne faut pas percevoir le Beaujolais qu'Ã travers un seul vin. Ce
vignoble, malgré son presque unique cépage "Gamay" offre une
gamma de vin à boire selon diverses occasions.
Au sommet de la hiérarchie du vignoble se situe 10 crus ayant droit
à leur propre appellation. Les deux plus puissants, Moulin à Vent et
Chénas sont à boire sur des volailles. Plus légers, Saint-Amour, Brouilly,
et Côtes de Brouilly, Juliénas, Régnié aiment la viande rouge. Les deux
plus marqués par les fruits rouges, Fleurie et Chiroubles se consomment
sur plats en sauce. Le dernier cru, le Morgon peut se garder 5 ou 7
ans.
Au dessous de ces barons du Beaujolais, il y a le Beaujolais Villages,
bien typé, assez charpenté. Il se consomme jeune. Ensuite, on trouve
les Beaujolais Supérieurs, vins à boire surtout dans l'année sinon ils
perdent leur fraîcheur.
A noter un vin proche du Beaujolais de par le terroir : les Coteaux
du Lyonnais. Produit sur le Mont du Lyonnais qui prolongent vers le
sud le vignoble du Beaujolais, ce vin, également de cépage "Gamay",
léger, fruité, peut être sans prétention le compagnon de table de toute
l'année.